
Chronique sur la
médiumnité
Canaliser la connaissance
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La
connaissance transmise par la canalisation des Êtres de Lumière m’a toujours profondément
intéressée. Cet intérêt pour les mystères de l’invisible se manifesta dès mon
jeune âge. Toutefois, à cette époque, je n’avais pas conscience que l’élan
naturel de mon esprit à se captiver de la connaissance de l’au-delà me
guidait avec un instinct sûr, vers ce qui allait devenir ma propre destinée. La
lecture de nombreux ouvrages relatant la réception et de la transmission du
savoir de l’au-delà, a nourrit mon esprit bien avant que je prenne conscience
de l’éveil de la même faculté qui sommeillait en moi depuis toujours. À
l’époque, la majorité de ces livres à caractères spirituels nous parvenaient
presque exclusivement de la culture américaine dont plusieurs médiums se
faisaient les intermédiaires des multiples facettes du savoir des êtres de l’invisible. Certains de ces médiums jouissaient même
d’une renommée internationale. Grâce
à cette renommée, le monde entier put bénéficier des enseignements que les
Êtres de Lumière léguaient aux enfants de la Terre. La
plupart de ces grands médiums transmettaient des enseignements d’une justesse
inouïe à travers une faculté médiumnique qui les entraînait dans un état de
total inconscience. Leur esprit laissant place à un être d’une connaissance
supérieure à la leur, ils pouvaient ainsi se faire les intermédiaires d’un
savoir qui ne pouvait être nullement identifié à leur propre connaissance. En
plus de n’avoir aucune souvenance des connaissances qu’ils livraient, ces
médiums n’avaient également aucune perception de la venue en eux de l’Être de
Lumière pour lequel ils servaient de véhicule physique. L’état d’inconscience
permettait une juste transmission des messages de l’au-delà mais ne laissait
aucune impression au niveau de tous les corps du médium de l’activation de sa
médiumnité. Toutefois, les messagers de Dieu n’ont pas toujours transmis la sagesse de la connaissance à travers la voie de l’inconscience. La voix de Dieu se fait entendre depuis le début de la création et depuis ce commencement des temps, l’homme en a perçu l’écho divin le guider vers la conscience de sa divinité. La médiumnité s’est activée en l’homme dès ses premiers pas sur la Terre et toute dévouée à sa mission elle sera fidèle à l’homme tout au long de son éveil à la divinité. Bien
qu’étant l’héritage de chaque enfant de Dieu, jadis cette faculté d’entendre
et de transmettre les messages célestes s’est exclusivement manifestée à
travers la conscience d’hommes et de femmes choisis par la volonté divine.
Par la pureté de leur coeur et l’humilité de leur vie consacrée à Dieu, ils
furent vénérés comme étant la voix de Dieu se faisant entendre par la voix de
ses prophètes. En toute conscience et aux yeux de tous, ces messagers de Dieu
vivaient leurs contacts avec les plans célestes dont les vibrations divines
imprégnèrent leur coeur et leur esprit en faisant d’eux les sages de
l’humanité. Toutefois,
au fil de son évolution, l’homme se perdit dans les illusions du pouvoir
qu’engendrait le contact avec la connaissance. Afin d’étancher leur soif de
pouvoir, de faux prophètes ont asservi leurs frères au nom de la sagesse
divine qu’ils prétendaient transmettre. La médiumnité, source de la Lumière
de Dieu, devint graduellement un puits de ténèbres duquel des aveugles
voulant guider d’autres aveugles ne purent que puiser l’eau trouble de la
confusion. Cette faculté divine qui, jadis, dans la conscience des hommes
jouissait de la transparence de la Lumière, n’offrait plus désormais à cette
Lumière l’humilité nécessaire pour qu’elle puisse refléter le chemin de la
divinité. La
confiance en la médiumnité disparue du coeur des hommes pour laisser place à
la méfiance en tout abus de pouvoir que celle-ci pouvait susciter. Le manque
de discernement pour certains, la crainte de l’orgueil pour d’autres firent
que les hommes se sont peu à peu éloignés de leur héritage divin. Cependant
en s’éloignant de son lien avec le Ciel, l’homme s’éloigna également de
lui-même. Cet éloignement ne fut que temporaire car supportées par les
grandes Hiérarchies divines, les nombreuses incarnations qui suivirent surent
apporter avec elles le baume de la guérison sur les douleurs du passé.
L’aspiration à s’élever vers le savoir de Dieu embauma à nouveau le coeur des
hommes. Toutefois,
afin de se protéger lui-même de sa nature humaine, l’homme préféra la
sécurité que lui offrait l’inconscience pour s’engager à nouveau sur le
chemin de la médiumnité. L’expression de la médiumnité traduite par les
canalisations en transe inconsciente permit la renaissance de l’intérêt de
l’humanité à recevoir les messages célestes. La faculté d’accéder à un état
d’inconscience pour la transmission des messages véhiculés par l’Être de
Lumière confirmait l’absence de lien entre l’esprit du médium et la
connaissance qu’il transmettait. La médiumnité put ainsi retrouver la
crédibilité qu’elle avait perdue au cours des âges sombres de la chute de
l’homme. Un
grand sentiment de gratitude s’exprime envers ces pionniers qui en tant que
médiums inconscients ont su s’abandonner au rythme de l’évolution de la
médiumnité. Par leur détachement, ces précurseurs ont su tracer les premiers
pas de l’abnégation dans le service à la Lumière. Bien que ces médiums furent
nombreux à vivre le développement de leur médiumnité, l’inconscience dans
laquelle celle-ci s’activait fut malheureusement considérée comme un
privilège accordé uniquement aux élus. Toutefois,
sous l’influence des énergies des grandes Hiérarchies, cette fausse croyance
imprégnée dans l’inconscient collectif de l’humanité se dissout graduellement
de l’esprit de chaque enfant de la Terre. La dissolution de cette conception
erronée, conduit la médiumnité vers une toute nouvelle phase de son
évolution. Depuis le commencement des temps, la mission de la médiumnité a
été de conduire l’homme vers sa divinité. Aujourd’hui, dans cette nouvelle
ère où chacun perçoit avec une plus
grande acuité les Énergies de l’invisible, la médiumnité amène la conscience
des hommes vers le lien qui les unit aux plans célestes. Cette
nouvelle phase d’évolution amène donc l’expression inconsciente de la médiumnité
à céder sa place à une perception plus consciente de la réception des
Énergies des Êtres de Lumière et de la transmission de leurs connaissances.
La faculté de s’abandonner au ressenti de la présence de l’Être de Lumière et
à s’imprégner des vibrations divines de leurs messages, offre une nouvelle
dimension à l’évolution spirituelle de l’homme. Par
sa plus grande perception de l’activation de sa médiumnité, l’homme contribue
en toute conscience au développement des attributs de la liberté et de l’humilité
devant la responsabilité que lui incombe la transmission de la connaissance
du savoir divin. Si l’authenticité de la canalisation en transe inconsciente
s’établissait par l’absence de lien entre l’Être de Lumière et l’esprit du
médium, en transe consciente, cette véracité s’établit par la présence d’un
lien entre l’Être de Lumière et le coeur du médium. La
perception du ressenti de l’Amour de l’Être de Lumière par le médium, offrira
à celui-ci le cadeau de la grâce apportée par la connaissance de l’Amour
divin. Après s’être laissé bercer par le doux mouvement de la grâce en
accueillant l’Amour inconditionnel de l’Être de Lumière, le médium pourra
transmettre le savoir de l’Amour de Dieu à ses frères de l’humanité. Au-delà
de la connaissance reçue par l’esprit, la connaissance du coeur saura
transporter l’humain au coeur de sa divinité. Ainsi, par son désir de vivre
en pleine conscience son union avec les plans célestes, l’homme se permet
d’accueillir le support de ses Frères de Lumière venus lui révéler l’ultime
connaissance à laquelle il aspire incarnations après incarnations : connaître enfin l’Amour. Je
suis ce ceux qui, tout au cours de leur vie, ont cherché désespérément à
connaître l’Amour. Le cheminement de ma vie amoureuse se démarque par les
multiples revers que j’ai dû traverser avant de comprendre que ma soif
d’amour trouvait sa source à l’intérieur de moi-même. Il y a plusieurs
années, cette compréhension me fit entreprendre une démarche intérieure afin
de m’abreuver de cet Amour dont mon coeur devait me révéler l’ultime
connaissance. Le long cheminement de
l’accueil de mon émotivité a souvent fait de moi une femme tantôt stable,
tantôt perturbée. Vécue au rythme des
saisons subtiles de ma sensibilité, cette écoute intérieure m’a permis de
percevoir l’Énergie de l’invisible et de développer le lien qui me reliait à
elle. En
plus de me révéler le ressenti de mon âme, la perception des plans subtils se
manifesta par la canalisation en transe consciente des Énergies d’un Être de
Lumière. Cette réception des Énergies de ce Serviteur de l’Amour de Dieu, a
conduit ma recherche de l’amour intérieur vers un univers dont la profondeur
reste, jusqu’à ce jour, exploré essentiellement par ceux qui ont vécu
l’expérience de leur divinité. Un univers où l’Amour révèle la connaissance
et où la connaissance inspire l’Amour. Un univers où Dieu se livre dans toute
la plénitude de son Amour dans le coeur de l’homme. Avant
que ma démarche spirituelle éveille ma médiumnité, mon coeur ne possédait
plus le souvenir du ressenti de l’Amour de Dieu. Bien que mon esprit
acceptait l’existence d’un tel Amour, aucune expérience intérieure n’était
venue me rappeler le ressenti de cet Amour si puissant que l’on disait de lui
qu’il pouvait changer le monde. Ce
ne fut que lorsque j’accueillit les énergies de l’Être de Lumière, que mon
coeur reconnu la saveur de ce qui allait devenir la seule et unique
nourriture qui comblerait mon besoin d’être aimée. Ce besoin d’être aimée me semblait si grand, qu’il n’avait
d’égal que le sentiment de peur qu’il éveillait. La crainte d’être dépendante
de toute source d’amour a fermé mon coeur afin de me protéger de la douleur
causée par la perte de l’amour. Je
suis devenue une femme qui se voulait indépendante en sachant se débrouiller
toute seule dans la vie. Mais ce
mensonge intérieur n’a su en fait que créer en moi la matérialisation de ce
qui me faisait peur. Mon émotivité,
privée de son autenticité, fit que tout au long de ma vie, j’ai dû me battre
contre toutes sortes de dépendances. J’ai dû affronter le fantôme de mes
illusions d’indépendance, en livrant bataille autant contre la dépendance
affective que celles créées par l’alcool et les diverses formes de drogues et
de médicaments. Mes batailles contre
ces spectres de ma peur de l’amour ne sont pas parvenues à me faire abdiquer
devant la légitimité de mon besoin d’être aimée qui se manifestait dorénavant
dans tout mon être d’une manière insidieuse. Lorsque
le ressenti de l’Être de Lumière, amené par l’éveil de ma médiumnité,
s’imprégna dans mon coeur, tout combat en moi cessa. Ma nature humaine
n’était pas de taille à se battre contre la nature divine de cet Être de
Lumière qui venait vers moi juste pour m’aimer telle que j’étais. L’éveil de
ma médiumnité fut pour moi un véritable cadeau de la grâce de Dieu. Sans
elle, j’aurais probablement passer le reste de ma vie à chercher une chose
que je n’étais même pas en mesure de reconnaître pour ne l’avoir jamais
connue. Les
canalisations en transe profonde consciente ou les communications télépathiques
avec les Êtres de Lumière m’ont aidé à reconnaître cet Amour qui vivait en
moi depuis toujours et qui ne demandait qu’à être éveillé. Par le ressenti de l’Amour inconditionnel
de l’Être de Lumière, j’ai su, pour la première fois, ce que c’était d’être
aimée sans aucun jugement et sans aucun reproche pour les faiblesses de ma
nature humaine. Leur accueil
inconditionnel de ma réalité de femme dans un monde où tout est mouvement a
favorisé l’accueil de moi-même dans cette réalité intérieure qui était la
mienne. Moi
qui était de ceux qui, au moindre manquement de leur part, quel que soit le
domaine, vivaient selon les jugements d’une cour d’assise intérieure,
j’apprends aujourd’hui grâce à l’Amour des Êtres de Lumière, la clémence de
l’Amour sans condition. Je sais que
le chemin peut être long avant que j’atteigne cet état inconditionnel de
l’Amour qui a le pouvoir de dissoudre tout verdict de culpabilité ou tout
sentiment d’indignité, mais je sais également que dorénavant je ne suis plus
seule pour atteindre cette libération. Les Êtres de Lumière sont présents
dans ma vie afin que l’Amour me révèle à moi-même et que de ce savoir je
reconnaisse enfin que je suis Dieu. À
travers les canalisations, j’ai compris que les Êtres de Lumière ne sont pas
la source de cet Amour révélateur de la divinité de l’être, mais qu’ils
viennent éveiller le flot de l’Amour qui coule telle une source intarissable
dans le coeur de l’homme. Si c’est en développant ma médiumnité que je me
suis permise d’être apprivoisée par l’Amour en recevant celui de l’Être de
Lumière, c’est cependant par la méditation que je m’abreuve à la source de
l’Amour de ma propre divinité J’avais
appris au cours de ma recherche de l’amour que la méditation avait le pouvoir
de me révéler ma divinité en m’offrant la connaissance du Soi. Cette
connaissance qui vient de la compréhension intérieure de l’Unicité, de la
réalisation que l’Absolu et nous sommes un. Désireuse d’atteindre cet état de
la connaissance suprême, j’ai bien souvent essayé de méditer mais sans aucun
succès. Cette pratique grandement recommandée par tous les grands Maîtres
réalisés ne parvenait pas à me révéler aucun de ses secrets. Mon inaptitude à
atteindre cet état de silence mental propice à l’expérience de la méditation
m’empêchait de percevoir quoi que ce soit. En fait, mon esprit n’avait de
cesse de fluctuer dans toutes les directions avec une turbulence qui
s’accentuait avec mon acharnement à vouloir l’apaiser. Après quelques tentatives infructueuses,
je laissai la méditation à ceux qui me semblaient posséder des
prédispositions supérieures aux miennes. Aujourd’hui,
avec la connaissance qu’apporte le recul, je sais que si jadis la méditation
n’est pas parvenue à ouvrir les portes de mon univers intérieur ce fut par
l’absence de la grâce divine accordée par le support d’un être réalisé en
Dieu. La médiumnité m’a accordé cette
grâce d’être supportée par l’Amour d’un être fondu dans l’Absolu de l’Amour
divin. Les canalisations de l’Être de
Lumière purent ouvrir les portes de mon coeur que ma peur de l’Amour avait
jusque-là gardées closes. Cette
ouverture à l’Amour peut enfin conduire mon être vers cet état méditatif qui
est le regard intérieur de l’humain posé sur sa divinité. En
ce qui me concerne, la médiumnité m’a conduite à la méditation afin que l’une
et l’autre fassent partie intégrante de ma pratique spirituelle. Pour
certains, ce sera la méditation qui les conduira vers la médiumnité. Mais peu
importe la voie qui ouvre le coeur de l’homme, elles sont toutes fidèles à la
nature intime et personnelle de chaque être humain et se fait connaître selon
le plan de vie de chacun. Toutefois, chacune de ces voies royales ne révèle
qu’une seule et unique connaissance :
l’Amour de Dieu est à l’intérieur de soi. Je
sais que tout ceci peut sembler n’être que des mots lus ou entendus des
milliers de fois et que ceux-ci ne révèlent absolument rien de nouveau sous
le ciel de ce nouvel âge, où l’inédit dans la connaissance est un signe
d’érudition. Mais, je sais au plus profond de mon être que ces mots
traduisent l’expression d’un vécu personnel de la vérité éternelle enseignée
depuis la nuit des temps. Je
me souviens qu’un grand Maître réalisé, pour lequel j’ai la plus profonde
affection, racontait qu’un jour un homme sincère et honnête, désireux
d’atteindre la connaissance de Dieu, alla rencontrer un grand saint afin que
celui-ci lui révèle le secret de cette connaissance suprême à laquelle il
aspirait avec beaucoup de ferveur. Parvenu
à la demeure du saint homme, le disciple se prosterna devant celui-ci avec
dévotion et lui demanda avec révérence de lui révéler le secret de la
connaissance de Dieu. Le saint
reconnaissant la pureté du coeur du disciple lui répondit sans
hésitation : « la connaissance de Dieu est dans ton
coeur ». Mais la simplicité de
la réponse et la facilité avec laquelle le saint répondit à sa demande
offensèrent profondément le disciple. Il se détourna du saint homme et se
dirigea vers un autre maître qui pourrait lui révéler enfin le mystère de la
connaissance de Dieu. Cependant,
en voyant le disciple se prosterner à ses pieds, le second maître a su ce qui
s’était réellement passé. Il accueillit donc le disciple avec un très grande
autorité. Que veux-tu lui demande-t-il ? Maître, lui répondit le disciple, je
désires connaître le secret de la connaissance de Dieu; peux-tu me le révéler
? Sur un ton solennel, le maître répondit : oui, je te le révélerai mais tu
devras d’abord être à mon service pendant douze années consécutives,
accomplissant jour après jour des tâches humbles sans jamais te plaindre,
afin d’affermir ton coeur à l’accueil de ce secret auquel tu aspires. Ravi
le disciple su qu’il avait enfin trouver le maître qui saurait répondre à ses
attentes. Pendant douze années, il accomplit avec dévouement les tâches qui lui
étaient destinées sans jamais se plaindre, vivant de l’espérance de ce moment
où ses efforts porteraient enfin leurs fruits. Au
bout de la dernière journée de ses douze années de service, le disciple alla
trouver le maître et lui dit : maître, voici que les douze années où je
devais être à ton service se sont écoulées. Tel que tu me l’as demandé, j’ai accompli avec dévouement les tâches
qui m’incombaient, mon coeur est prêt maintenant à recevoir le secret de la connaissance
de Dieu. Le
maître lui répondit : en effet, tu as été un disciple dévoué; je vais
maintenant te révéler le secret que tu désires : « La connaissance de Dieu est dans
ton coeur ». S’imprégnant de ses
paroles, le disciple vécu l’expérience de la connaissance de Dieu et entra
dans une grande extase. Revenant
peu à peu de son état extatique, le disciple se souvint d’avoir déjà entendu
ces paroles douze années auparavant. Maître dit-il, je me souviens qu’un
jour, il y a exactement douze années, un saint m’a révélé le même secret et
je ne l’ai pas cru. Ton esprit n’était pas prêt à s’imprégner de cette
connaissance qui habitait déjà ton coeur, lui expliqua le maître. Ta
conception de l’apprentissage de la divinité t’éloignait de la simplicité
lumineuse offerte par la vérité de Dieu. Aujourd’hui, parce que tu as
accompli les devoirs qui te semblaient nécessaires pour comprendre la vérité,
ton être l’a accueilli comme étant la Lumière de ta Divinité. Mais sache que si je t’ai révélé la même
connaissance que tu as reçue jadis, c’est parce que la connaissance ne peut
changer en douze années, elle est éternelle et elle restera fidèle à
elle-même pour l’éternité. J’ai
choisis de raconter cette histoire de culture orientale afin d’illustrer
l’intemporalité de la connaissance. Je sais pertinemment que cette
illustration aurait pu également trouver sa source dans une parabole du
Maître Jésus, ou encore dans une des nombreuses légendes amérindiennes. Tous
les grands Maîtres, selon la couleur de leur culture respective, se sont fait
les intermédiaires de la simplicité dans la compréhension du savoir divin.
Les multiples nations formant l’ensemble de l’humanité ont connu ou sont
amenées à connaître une seule et unique vérité. Cette unicité dans la grâce
de Dieu amène chaque homme et chaque femme à se percevoir semblable les uns
les autres dans leur aspiration profonde à la connaissance. Voilà
maintenant quelques années que j’ai le privilège de recevoir la confiance de
nombreuses personnes désireuses d’être accompagnées dans leur aspiration à se
connaître davantage à travers le développement de leur médiumnité. Je
reconnais en chacune d’elle la même soif de l’Amour divin. Je perçois en elles, le même désir qui me
poussa à vouloir connaître une autre dimension de ma vie que celle proposée
par ma réalité quotidienne. Sans vraiment avoir conscience où me conduirait
cette nouvelle dimension de mon être, intuitivement, je savais que la
médiumnité était la route qu’il me fallait suivre. À l’instar des personnes
qui viennent vers moi pour être guidées dans le développement de leur
médiumnité, il me semblait que je devais impérativement m’engager sur ce
chemin mystérieux sur lequel me conduisait mon cheminent spirituel et qui
s’imposait avec évidence dans mon plan de vie. Tout
au cours de ma démarche spirituelle, j’avais appris à développer une écoute
intérieure à laquelle j’accordais de plus en plus ma confiance. Cette voix
intime et personnelle qui dirigeait infailliblement mon destin m’avait
toujours guidée au bon endroit, au bon moment afin que s’accomplisse l’action
juste et réussie pour une plus grande connaissance de moi-même. C’est par
l’écoute et l’abandon à la sagesse de cette voix divine que j’ai su que le
moment était venu pour moi de développer ma médiumnité. Cette même réalité
intérieure s’exprime avec une exactitude déconcertante à travers la voix de
tous ceux et celles dont j’ai le privilège de guider vers leur médiumnité. Je
me rends compte à travers mes quelques années d’expérience en tant que
médium-instructeur, que nous éprouvons tous, à un moment ou à un autre, un
profond besoin de nous relier avec le Ciel. À travers notre apprentissage
terrestre, il nous semble souvent qu’un aspect de la vie nous échappe. Chacun
à notre rythme, nous parvenons à la compréhension qu’une dimension invisible
de la réalité existe tout aussi tangiblement que celle que nous côtoyons tous
les jours. Par
cette compréhension nouvelle, nous ressentons l’énergie de cette dimension
inconnue se manifestée dans nos vies sous différentes formes. Des expériences
aussi nouvelles que mystérieuses viennent enrichir notre perception de
l’unification de la réalité du Ciel et de la Terre. Toutefois, je reconnais
que l’union consciente du plan céleste avec le plan terrestre peut sembler
complexe à réaliser. Bien que l’omniprésence de Dieu nous fut enseigné dès
notre plus jeune âge, l’expérimentation de cette vérité se fait parfois
uniquement après avoir ressenti la douleur illusoire d’être exilé du Paradis. En
ce qui me concerne, je ne me suis jamais sentie à ma place sur la Terre. En fait, aussi loin que je me souvienne,
j’ai toujours eu l’impression d’avoir été comme une étrangère sur la Terre
sans jamais parvenir à trouver en moi une véritable raison de m’y installer.
J’ai toujours fait ce que me demandait mon incarnation, j’ai respecté les
lois et j’ai même cherché à devenir une personne meilleure, mais sans joie ni
ardeur. Ma vie semblait si terne et si colorée de la grisaille de la
monotonie, que j’étais étonnée lorsque je regardais le ciel de le voir
toujours aussi bleu. En réalité, la chaleur de son grand manteau azur
enveloppant tout mon être, me manquait.
Habitée par la froidure de ce manque, je ne suis jamais parvenue à
faire de la Terre ma demeure. L’ennui
d’un ailleurs, dont je n’avais pourtant aucun souvenir conscient, a fait que
je n’ai jamais su ce que c’était une maison. Une maison où les lumières de
son intérieur se reflétant dans la nuit qui s’installe t’invite à rentrer
chez toi, en t’assurant, par la chaleur que suscite cette vision dans ton
coeur, que tu y es aimée et attendue. Lorsque l’éveil de ma médiumnité m’a
permis de retourner vers le Ciel, j’ai su enfin ce que c’était une maison.
J’ai su que c’était un endroit où l’on vous aime tout en ne vous offrant
aucune raison d’y vivre, mais qui vous fait y rester par simple envie de
vivre le plaisir de se laisser aimer. Aujourd’hui,
par l’accueil de ma médiumnité, je parviens graduellement à apprivoiser ma
vie sur la Terre en essayant de vivre ce que le Ciel m’enseigne. Il
m’enseigne que le Royaume des Cieux est en moi et que peu importe l’endroit
où mon âme se trouve, elle est toujours dans la maison de Dieu. Francine Ouellet,
médium-instructeur |
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